De poutous en bisous, de kisses en caresses, tout le monde s'aime. C'est beau.
B-Land, c'est un peu les Bisounours au pays des goths. Alors, ça dégouline d'affirmation de soi, de pieux principes, d'aimez vous les uns les autres, de conseils d'amis, de friends, de copains de la life. C'est beau.
Et puis en fait, en vérité, au bout du bout, c'est juste une recherche d'existence dans l'oeil de l'autre. On se dit qu'en étant gentil, l'autre le sera. Comme l'autre ne vient pas, on se fait exister en laissant à chaque fois une ribambelle de comms foireux à base d'abréviations merdiques. Tout ça pour montrer que l'on s'apprécie tellement. C'est beau.
On se prend à être pouet-pouet, à écrire des paroles roll-roll, à ouvrir ses shakras, ses émois, ... Pas de critiques, que des communions. On s'aime tous, c'est beau.
De plus en plus souvent, je me prends à haïr ces vitrines. J'ai comme des envies de meurtres devant ces gentillesses intransigeantes, ces démonstrations de tolérance qui n'admettent pas la critique, qui ne supportent pas le débat, qui se victimisent automatiquement, qui ne creusent pas. Lorsque le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt, le bloggueur, lui, regarde son nombril et y ajoute son paquet de fautes d'orthographe.